dimanche, avril 23, 2006

Un dimanche à Paris

La journée avait commencé tôt. Trop tôt. Enfin, pour elle. Pour moi, c'est la précédente qui s'était achevée un peu tard. Malgré ces débuts way too early, elle était finalement d'une humeur tout à fait dominicale : entre "encore un peu endormie-grognone" et "enjouée, il fait beau, c'est le printemps et je suis en vacances". D'ailleurs, en passant le nez par la fenêtre, il a bien fallu se rendre à l'évidence : il faisait beau, c'était le printemps. Et il était déjà 10:00.

La journée s'est achevée un peu tard. Enfin, pour elle. Pour moi, la nuit précédente m'a rattrapé beaucoup plus tôt. Après avoir été embrasser nos grand-tantes préférées qui ne s'attendaient pas à nous voir. Après une longue promenade apéritive dans un Paris de printemps, déserté par les parisiens et méconnu des touristes. Après ces milles taquineries qui nous installent (enferment ?) dans les rôles que nous jouons à la perfection (des années de pratiques !) : elle en petite soeur, moi en grand frère. Après ces mots dont nous n'avons pas besoin pour savoir que nous sommes heureux d'être là, un dimanche de printemps à Paris, à marcher au gré de nos envies et au hasard des rues, des squares, des impasses méconnues, des grandes avenues.

How can we be so different and feel so much alike?


Mlle B., je n'ose pas te dire... Merci.

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